Sony A7V en studio vidéo : ce dont vous avez vraiment besoin

16 janvier 2026

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Nous avons examiné les performances du Sony a7 V en ce qui concerne les images fixes; il est désormais temps de tourner notre attention vers la vidéo. Le dernier hybride de l’entreprise est une fois de plus devant notre scène de studio, et nous cherchons à voir comment les séquences 4K qu’il délivre se comparent à son prédécesseur et à ses concurrents.

Comparaison d’images
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La vidéo 4K/24 du a7 V est sur-échantillonnée à partir d’une capture 7K par défaut, sans option (ou réel besoin) de revenir à un mode sous-échantillonné ou en saut de lignes. Heureusement, les images issues de ce mode présentent un bon niveau de détail et se montrent compétitives face aux modes suréchantillonnés de caméras comme le Canon EOS R6 III et le Panasonic S1II. Cependant, ces deux appareils disposent d’options d’enregistrement à résolution plus élevée (7K pour Canon, 6K pour Panasonic) qui permettent d’obtenir bien plus de détails, ce qui manque au a7 V, mais peut être utile lorsque vous filmez des sujets présentant des détails très fins, ou lorsque vous souhaitez disposer d’une marge de recadrage en post-production.

En passant à 4K/60, l’histoire est légèrement plus complexe, car le a7 V possède un mode « Priorité de l’angle de vue » que vous devez activer si vous voulez obtenir un enregistrement en largeur complète à des fréquences d’images plus élevées ; le laisser désactivé entraîne un recadrage de 1,17x. Alors que Sony affirme que l’activation du mode désactive la réduction du bruit, nous n’avons pas observé de différence majeure à l’ISO de base. Avec la Priorité de l’angle de vue activée, les séquences 4K/60 du a7 V présentent un peu plus de détails que celles du Canon ou du Panasonic.

Obturateur défilant
4K/24 14.5ms
4K/60, Priorité de l’angle de vue activée 13.3ms
4K/60, Priorité de l’angle de vue désactivée 14.7ms
4K/120 6.9ms

L’a7 V nécessite un recadrage de 1,52x pour enregistrer en 4K/120, utilisant ainsi moins de son capteur (et modifiant davantage le cadrage) que le S1II avec son recadrage de 1,24x, et le EOS R6 III avec son enregistrement 4K/120 sous-échantillonné mais en pleine largeur. Comme pour le 4K/60, lorsque la Priorité de l’angle de vue est désactivée, il y a un recadrage supplémentaire, atteignant jusqu’à 1,79x.

Tout cela dit, les séquences 4K/120 de l’a7 V présentent sensiblement plus de détails que celles de l’EOS R6 III, et sont comparables à celles du S1II. Nous ne voyons pas non plus de réduction observable du détail lors du passage du mode 4K/24 en APS-C à celui en 4K/120.

Les éléments « manquants »

Il y a eu beaucoup de discussions sur les fonctionnalités que le a7 V « manque », par rapport à ses rivaux. Mais il vaut la peine de se demander si elles vous concernent réellement ou si ce ne sont que des points marqués sur les marques par les interlocuteurs.

Alors que Panasonic et Canon permettent l’enregistrement en ouverture ouverte, capturant l’intégralité de la sortie du capteur, le Sony n’enregistre qu’en 16:9, UHD 4K. Si votre flux de travail nécessite une capture à résolution plus élevée, l’utilisation d’objectifs anamorphes ou si vous essayez de composer pour une diffusion à la fois verticale et horizontale, simultanément (ce qui constitue un défi esthétique, même lorsque c’est technologiquement possible), alors ces autres caméras seront un meilleur choix.

De même, si votre tournage bénéficie suffisamment de la complexité accrue du flux de travail et des défis de stockage liés à l’enregistrement vidéo RAW (dont les avantages sont bien moins prononcés que pour la prise de vues fixes), alors ce n’est pas la caméra qu’il vous faut. Mais un grand nombre de personnes constatent que filmer des séquences 4K de haute qualité suffit largement à leurs besoins, et l’a7 V semble compétitif à cet égard.

Élise Marceau

Élise Marceau

Je m’appelle Élise Marceau, et je dirige la rédaction d’Absolut Photo depuis sa création. Passionnée d’image depuis mes études en journalisme et mes premières expériences en presse spécialisée, j’aime explorer les liens entre technologie, création et regard. Ce qui me motive chaque jour, c’est raconter la photo autrement — avec exigence, curiosité et un vrai respect pour celles et ceux qui font vivre cet art.