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Historique de la photographie
1839 : Les premières photographies positives sur papier
En 1833, Daguerre annonce le succès de son procédé de reproduction des images par l'action de la lumière sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent.
L'image invisible apparaît après un développement chimique (=daguerréotype).
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Après la mort de Niepce en 1833, Daguerre continua ses travaux à Paris avec des plaques d'argent iodés, abandonnant définitivement le bitume.
En 1835, il tomba sur le phénomène connu sous le nom de développement latent: le photographe n'a plus à attendre l'apparition de l'image sur la plaque pendant l'exposition, mais peut la faire venir par développement chimique - en l'occurrence, avec de la vapeur de mercure - ce qui permet de réduire radicalement la durée de l'exposition.
Un problème demeurait sans solution, celui de savoir comment arrêter l'action de la lumière sur les halogénures d'argent, action qui provoquait l'assombrissement de l'image jusqu'à son effacement; mais, en 1837, Daguerre trouva un moyen de la stopper avec un bain de chlorure de sodium.
En 1839 il apprit indirectement par leur découvreur, le savant anglais John Herschel, les propriétés de l'hyposulfite de soude, qui, par lavage, enlève les sels d'argent non exposés.
Le daguerréotype, ainsi qu'il baptisa son invention, était délicat - facilement abîmé par les marques de doigts et les variations hygrométriques - et devait donc être encadré sous-verre.
A la même époque, Hippolyte Bayard montra des images positives directes obtenues par action de la lumière sur un papier sensibilisé placé à l'intérieur de l'appareil de prise de vue.
Biographie :
Hippolyte Bayard, Breteuil, Oise, 1801 - Nemours 1887, photographe français.
En améliorant le procédé de Talbot, il obtint les premiers positifs directs sur papier (1839).
En savoir plus :
En 1839, Hippolyte Bayard, fonctionnaire français, présenta un procédé pour obtenir directement des images photographiques positives sur papier: il avait foncé une feuille de papier avec du chlorure d'argent et de l'iodure de potassium, sur laquelle la lumière agissait comme un décolorant lorsque la plaque était exposée dans l'appareil de prises de vues.
L'invention de Bayard resta largement ignorée à l'époque en raison du soutien officiel apporté au daguerréotype.
Pourtant, en France, certains photographes manifestèrent un vif intérêt pour un procédé sur papier de préférence au daguerréotype, et de cette manière les expériences continuèrent dans cette direction.

